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La traite à des fins sexuelles, plus près qu'on le pense!

Lorsque l’on pense à la traite de personnes, on l’imagine souvent comme un phénomène lointain, étranger à notre réalité. Pourtant, la traite humaine est un phénomène qui se produit sous notre nez et qui est très présent dans notre région. « Des recherches menées par le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes montrent que la ville [Ottawa] est un point chaud de la traite humaine », rapporte CTV News Ottawa. L’accès à la route 401 est très utilisé par les trafiquants pour se déplacer de ville en ville — Cornwall est un autre pôle fréquemment exploité par les trafiquants (CTV News Ottawa; CBC News Ottawa). Prescott-Russell se situe entre ces deux pôles; la conversation sur la prévalence de la traite humaine dans notre communauté doit donc avoir lieu.


Durant ce mois de sensibilisation à la traite humaine, j’ouvre la porte à ces conversations. Le tabou entourant la traite humaine doit être déconstruit afin de laisser place à des discussions ouvertes et nécessaires. Selon moi, le refus de reconnaître ce phénomène comme un enjeu réel et préoccupant contribue à accroître la vulnérabilité des victimes. Plus on en parle, plus on peut prévenir et sensibiliser le public à cette réalité. Le manque de discussions sur le sujet efface le vécu des victimes et néglige la réalité de cet enjeu. La distance que nous avons créée autour de ce phénomène peut nous amener à croire qu’il s’agit d’inconnus qui s’en prennent aux victimes, que cela ne pourrait jamais nous arriver, ni à nos proches. Or, « plus de la moitié (52 %) des Canadiens ne savent pas que les victimes de la traite sexuelle sont souvent leurrées par quelqu’un de familier », selon le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes. Les trafiquants « attirent et manipulent leurs victimes par un contrôle émotionnel et psychologique, mais aussi par des menaces », explique Julie Drydyk, directrice générale du Centre, dans un reportage de CTV News Ottawa. Alors, les recherches et les expert·e·s confirment ainsi que cette réalité constitue un enjeu bien réel et pertinent dans notre communauté.


Je vous invite donc à poursuivre cette discussion dans votre entourage — à vous informer sur les signes, et à explorer le stigma et le tabou associés à ce sujet. Plus on en parle, moins on stigmatise, et plus on crée un espace pour reconnaître et dignifier la réalité vécue par les victimes.


Emily McLean

Animatrice - Centre Novas


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